On ne nait pas écrivain, on le devient

En France, on a cette étrange idée folle, cette légende urbaine qu’on ne devient pas écrivain. Qu’il faut absolument naître comme tel, sinon on ne le sera jamais. Qu’on ne peut pas apprendre à écrire. C’est très français. Très chauvin, même.

Toute mon enfance, pendant que j’écrivais dans ma « cave », que j’avais tout un tas d’idées folles, irréalisables et totalement en vrac, j’étais persuadée que j’allais réussir à écrire « comme ça ». Que c’était en moi, quelque part et qu’il ne me fallait que le trouver pour que ça fonctionne.

Sauf que, non, ça ne fonctionne pas comme ça. Pas du tout.

Sur Internet, j’ai pu découvrir tout un tas de choses. Des conseils, bons comme mauvais, pour commencer. Combien y a-t-il de « top 10 des choses à faire pour être écrivain« , et autres « les erreurs à éviter pour être un bon écrivain« . Pendant un temps, j’en lisais tous les jours. Vraiment. Je me suis nourrie de tout ça, comme si c’était réellement la chose à faire. Au final, plus j’en lisais, plus je me rendais compte que c’était un énorme ramassis de conneries.

C’est là que j’ai commencé à réfléchir réellement sur ce que ça signifiait pour moi, d’écrire. Je n’ai jamais eu la prétention de dire que je serais un jour super connue, que ms bouquins seront des best sellers, j’en passe et des meilleures. Non. Certains de mes amis essayent de me le faire croire, et parfois c’est juste agréable de se bercer de cette illusion là, de se dire qu’un jour je vais pouvoir quitter Macdo et ses clients relou pour finalement faire le seul truc qui m’ait jamais fait vibrer.

Il n’y a pas d’âge pour avoir un rêve. Il n’y a pas d’âge pour tenter de le réaliser. Mais, pour réaliser ce rêve, il faut se prendre en main. Se bouger le cul. Pas simplement le regarder et loin et lui faire coucou.

Alors, non. On ne nait pas écrivain. Comme on ne nait pas astronaute, on ne nait pas politicien. Cela s’apprend. Vraiment. Cela se travaille. Pour être un bon écrivain, déjà, la première des choses c’est d’écrire. D’écrire réellement. Il faut travailler sur des petits thèmes imposés, il faut écrire, écrire et écrire encore. Il faut travailler ses idées, aussi.

Déjà, en fait, il faut avoir des idées. Ecrire juste pour écrire, ce n’est pas viable, m^me en parlant de publication internet. Non, il faut réellement avoir des idées, des trucs qui vous prennent aux tripes et qui ont ce besoin de sortir. Si vous n’avez pas ça, vous ne pourrez pas être écrivain. Parce que, sans idées, vous allez poser quoi sur le papier ? Vos tribulations profondes ? Désolée, mais les journaux intimes, ça marche pas.

Une fois que vous avez votre idée, il faut la travailler. Il faut en tester un bout, puis un autre, la prendre à bras le corps, la chouchouter et la faire grandir. Personnellement, j’ai besoin de pas mal de recul sur le monde, les personnages, j’en passe et des meilleures, avant de pouvoir réellement me lancer. Pour certains ouvrages comme la guerre de l’équilibre, il me faut plusieurs années de recul. J’en ai terminé le volume un, mais il va avoir besoin d’énormément de corrections avant d’être réellement viable. Pour d’autres comme mon Institut Chevalier, les mots coulent tous seuls. Je n’ai même pas mis un an à écrire le premier roman.

Bref.

Pour devenir écrivain, nous sommes d’accord : il faut écrire. Un style n’est pas inné. Celui qui vous dira ça est un menteur. Il m’a fallut huit chapitres de l’Institut pour trouver le mien, pour trouver le petit ton qui va bien et qui entraine les quelques lecteurs qui ont eu la chance de l’avoir en avant première dans l’histoire et leur permet d’y rester, tout en attendant la suite avec impatience (promis, elle arrive… dès que mon PC arrêtera de faire des siennes)

Mais, et c’est ce qu’il y a de plus étrange pour la plupart des gens avec qui j’en discute, pour devenir écrivain, il faut aussi lire. La lecture des autres est un point important, et il ne faut pas lire que dans un seul style. Il faut lire de tout. (bon, OK vous pouvez passer au dessus de la biographie de Sarko ou de la meilleure façon de cuire les patates, ça, ça ne vous sera pas vraiment utile. ) Un roman ne peut pas, à mon sens, se fixer dans un seul style.

Prennons l’Institut, qui est celui qui est le plus proche d’être envoyé au casse pipe à l’édition. Je le classe dans de l’Urban Fantasy naturellement, mais quand on regarde plus en détail, il y a de la romance (le couple Lucy/Seban, Alyona et ses amourettes, Mina qui découvre l’amour avec un professeur…), de la science fiction (Isabella & Tesla qui créent une technologie plus que futuriste pour l’Institut), du Policier (les Chasseurs et leurs enquêtes), du Space Opéra, certes à l’échelle d’une seule planète mais… (les intrigues complexes entre les deux cours de Feys, le coup d’êtat en France suite à certains évènements, la traque aux « sorcières »), du fantastique (créatures magiques, plusieurs mondes parallèles qui se mèlent et se défont), de l’horreur (on parle quand même là de démons, viols et scènes de meurtres/torture régulière dans l’oeuvre)… Et, ceci n’est que ce qui me vient là en tête.

Pour maitriser et mêler tous ces genres, il a bien fallut quelque part que je me documente. Or, pour se documenter, il faut lire. Lire et lire encore. Aller sur Internet et taper « space opéra » pour avoir une définition ne suffit pas. De même, pour créer une intrigue complète et cohérente, il faut savoir ce qu’est une intrigue complète et cohérente. Il faut donc avoir lu. Beaucoup.

De mon côté, je pense que mes étagères bien remplies, ma carte de bibliothèque et mon rêve d’avoir un jour la fameuse bibliothèque de Belle dans la Belle et la Bête sont la preuve que je lis. Beaucoup. J’écris aussi. Beaucoup. Je suis donc une écrivain. Certes, non publiée dans le sens traditionnel du terme, mais j’en suis une. Et puis, publier sur le net, ça permet aussi et surtout d’être vachement plus proche de ses lecteurs et de pouvoir échanger avec eux à chaque chapitre. Sans compter que j’adore faire ma sadique et cruelle et leur donner les chapitres au compte goutte…

incertitudes

Quand j’étais gamine, j’avais un rêve et un seul : celui d’écrire. J’étais sûre et certaine qu’un jour des gens liraient mes romans et qu’ils aimeraient ça. ça a été ce que j’ai toujours voulu faire. Ce que j’ai toujours fait. J’ai toujours écrit dans mon coin en grandissant, toujours posé des mots sur le papier d’aussi loin que je me souvienne. Ma grand mère a gardé des cahiers avec mes premières histoires. En se basant sur l’écriture et la forme des lettres, je dirais que je devais avoir 6 ou 7 ans pour les premières. Je savais à peine écrire.

Mon imagination, elle a toujours été là. C’est tout ce qui m’a toujours défini. J’ai toujours été la fille bizarre qui préférait écrire des nouvelles dans la marge de ses cahiers – et qui avait même investit dans un cahier entier au milieu du collège – au nez et à la barbe de ses professeurs. Bon, je pense qu’ils l’avaient vu mais… J’avais de bonnes notes, j’étais sage dans mon coin… Je pense qu’ils me laissaient tranquille plus qu’autre chose.

Quoi qu’il en soit, écrire a toujours fait partie de moi. Et, oui. C’est comme ça. J’ai grandis en écrivant, j’ai grandis avec seban, Lucy, scipio, Waya, Althéa, le Maitre, Origine, Luna, Leyna et tous les autres. Ce sont, quelque part, mes amis bien plus que ceux que j’ai rencontrés dans ma vraie vie. J’adore mes amis de la vraie vie, mais j’ai déménagé tellement souvent que je ne suis pas vraiment capable de m’ouvrir totalement aux gens. C’est un autre sujet, cependant.

Il y a quelques semaines, j’ai été à Londres avec une amie. Quelque part, ça a tout changé. Quelque part, j’ai réalisé que… je ne suis pas à ma place ici. Je veux écrire. Je veux créer des choses. J’ai ce besoin presque vital de partager la centaine d’idées que j’ai par jour et de les voir sur écrans, en séries, en films, en … Limite en spots publicitaires. En romans. Je veux les voir prendre vie sous mes doigts, je veux sentir que cette magie dans laquelle je me plonge à chaque fois que j’écris est réel.

Je sers des bigs macs pour survivre. Oui, survivre. Je n’ai pas l’impression de vivre, mais de survivre. De garder à peine la tête hors de l’eau.

Pathétique, hein ?

Depuis que je suis rentrée de Londres, j’ai réellement l’impression d’être un poisson hors de l’eau. Il me suffit de fermer les yeux et je suis à nouveau là bas. A ma place. Avec cet espèce de frisson qui me disait que tout est possible. Je viens de passer trois semaines à réfléchir. A peser les pours et les contres, et finalement… J’ai décidé de tenter le coup, je crois. Je ne veux pas me réveiller à soixante ans, avec trois gosses et six petits enfants en réalisant que je n’ai fais que survivre toute ma vie.

J’ai quitté la quasi totalité des communautés sur lesquelles j’étais sur le net, histoire d’avoir de la place dans mon emploi du temps, du temps justement. Pour le coup, j’ai décidé de m’éloigner de tout ça. Tous sauf une, que je n’arriverais pas à quitter même si je le voulais (coucou l’allée), parce que je les aime trop. J’ai décidé de changer de vie. Je vais mettre de l’argent de côté, je vais demander un visa américain. Et je vais tenter ma chance aux USA.

Le rêve américain, c’est peut être pour moi après tout. On le voit assez dans les films, non ? C’est un monde de requins dans lequel je vais, où tout le monde se bat pour être le meilleur et je dois avouer que je me demande si je vais avoir les épaules pour ça. Malheureusement, je ne peux pas le savoir avant d’avoir essayé. Je ne sais pas vraiment ce qui serait le pire : y aller et me planter ou bien ne jamais tenter.

Quoiqu’en fait, je le sais : y aller et réussir serait le pire. Parce que, je ne sais pas ce qu’il y aura derrière. Je devrais me trouver un nouveau rêve. Devenir la nouvelle Stan Lee ? Je crains que le poste ne soit déjà pris… Dommage, hein ?

Vendredi d’enfer…

Ah, macdo. Franchement, c’est cool. ça paye les factures, ça me permet d’être totalement autonome. Bon, c’est dur, c’est chiant et la plupart du temps, les clients ne sont pas cool. Mais, au moins j’ai un job. C’est loin d’être le job de mes rêves, mais le job de mes rêves m’est inaccessible. Et oui, je ne vais pas pouvoir devenir réalisatrice de films & séries aux USA d’un claquement de doigts.

Ou alors je vais devoir gagner à l’euromillion. Plusieurs fois.

… Quelqu’un a les numéros ? Non ? Bon, tant pis.

Bref. Aujourd’hui, j’ai eu le droit à 12h-21h avec 30 minutes de pause. Autant vous le dire clairement ça a été un enfer absolu.

J’ai commencé « aux frites », avec une tendinite au coude et au poignet, à soulever des panières bien pleines, bien lourdes, et à me dégommer un peu plus le poignet et le coude à chaque fois. Vous allez me dire « non mais pourquoi tu t’es pas plainte, t’es totalement malade de faire ça en étant blessée ». Et la réponse est simple : j’ai abandonné. J’ai totalement abandonné l’idée qu’un jour les managers de Macdo comprendront que j’ai les articulations dans un sale état, et que je ne dois pas soulever de charges. au départ, j’ai essayé vous savez. J’ai vraiment essayé. Je leur ai dit, expliqué, j’en ai parlé au médecin du travail qui leur a fait des mots… Mais ça n’a rien changé. Du tout. Ils y pensaient une semaine, et puis je recommençais à me prendre dans les dents des remarques du genre « arrête de te prendre pour une hypocondriaque » et autres « t’es polyvalente ? alors tu fais ce qu’on te dit. »

Classe hein ?

Bienvenue dans l’esclavage moderne. Des anecdotes de ce genre, je pourrais vous en raconter des centaines. J’ai toujours eu la santé fragile, et dans mes autres boulots, je n’ai jamais eu l’impression que ça gênait, pourtant j’ai fait des trucs physiques…

Mais, ce n’est pas les managers, le pire. Non, le pire ce sont les clients. Depuis que je bosse à Macdo, j’ai développé une empathie incroyable envers la quasi totalité des personnes bossant dans le commerce et la vente. Quand j’étais en librairie, j’en avais, des clients chiants, mais alors là, ça dépasse franchement tout !

La palme du jour, je ne sais pas à qui la décerner, en fait.

Tout d’abord, juste après le rush du midi, quand j’ai pris la préparation des commandes « bornes », j’ai eu pas mal d’attente : sous effectif, une personne par poste là où il aurait fallut en avoir au moins trois, bref. C’est dans ces cas là que vous autres, mes chers clients, attendez vos produits un peu plus longtemps que la normale. Une fille s’est énervée toute seule en parlant avec ses amies parce que ça n’avançait pas, et elle a sortit cette phrase qui est franchement d’anthologie.

« Avec tout ce que j’ai attendus, s’ils ne m’offrent pas quelque chose, je leur fou le feu à la baraque ».

J’ai entendu, évidemment, et sur le coup, j’ai vraiment eu envie de lui hurler dessus. Je pense que les gens qui ne sont jamais passés de l’autre côté du miroir n’ont absolument aucune idée de ce qu’il peut se passer. Quand j’ai des commandes en attente, je suis mal, parce que je sais que le client va s’énerver, mais merde à la fin : JE N’Y PEUX RIEN. Ce n’est pas de MA faute si vos burgers n’arrivent pas. Limite, je ne suis que le messager. On ne tire pas sur le messager. Essayez de vous mettre à ma place deux secondes : je suis toute seule pour faire 8 commandes en même temps, je cours partout pour ramener tous les produits qui n’arrivent pas forcément tous au même rythme ou en même temps, et vous, vous me hurlez dessus ? Et le pire dans tout ça, c’est que je suis censée garder mon calme, parce que c’est, selon le principe macdo, vous autres les clients, qui avez raison.

Pour la fin de l’histoire, la fille qui a sortit ça a eu un grand sourire hypocrite de ma part et un « voilà votre commande bonne journée madame ». Et rien d’offert. Parce que, d’une j’ai pas le droit d’offrir quoi que ce soit, et de deux, quand on réclame – et en plus de cette façon – il est hors de question de donner quoi que ce soit.

La seconde palme du jour revient à cette femme qui a voulu que son Very Parfait soit « comme sur la photo ». Elle arrive en caisse, passe sa commande et pendant que mon collègue encaisse, j’ai lancé la glace. Malheur à moi : j’ai mis le caramel en bas au lieu de mettre le chocolat. Et là, elle m’a arrêté :
– Non mais madame (alors moi c’est Mademoiselle, merci hein.) ce n’est pas ce que j’ai commandé.
– Bah, c’est un very parfait chocolat/caramel.
– Non mais sur la photo, le chocolat est en bas

*gros bug de mon côté, regard sur la droite à mon manager qui fait la même tête que moi*
– Bah, c’est pareil madame, il y a les deux.
– Ha non. Je veux le chocolat en bas moi. s’il n’est pas comme sur la photo ça me dérange et je ne pourrais pas le manger.
– Mais… On m’a toujours dit de mettre le caramel en bas, je vous l’ai fait comme on le vend tous les jours.
– Et bien refaites le. Si le chocolat est en haut ça ne sera pas bon.

Là, j’ai laissé tomber. tout en pensant trèèèèèèèèèèèèèès fort à la façon dont je lui enverrais sa glace dans la figure si je le pouvais, je l’ai refaite. Ensuite, j’ai été voir mon Manager pour lui demander si un client avait le droit d’exiger ça. Sa réponse ? « Je n’en sais rien, mais ça m’a tellement troué le cul d’entendre ça que je ne suis pas sûr de vouloir la réponse »

Vendre son âme au Dieu du Big Mac, parfois, c’est épuisant. VRAIMENT.

Une étape importante.

Je ne suis pas certaine qu’il y ait des masses de gens qui passent encore sur ce blog. Je dois avouer avoir eu du mal à trouver quoi en faire moi même. Il se passe tellement de choses dans ma vie et dans ma tête que je ne sais pas par où commencer. Cette dernière année a été tout aussi animée que les précédentes, en fait.

Cette année, j’ai participé à un challenge important, en plus de toutes ces petites choses qui font que ma vie est un enchainement de passions sans fin. Cette année, j’ai choisi de ne me concentrer sur un seul roman. Pour moi qui passais ma vie à multiplier les projets sans jamais réussir à les mener à bien, autant dire que ça a été un sacré challenge. Certes, j’avais fini plusieurs fanfictions, mais à mes yeux ce n’est pas pareil. Ecrire sur un univers qui est déjà créé, ce n’est pas pareil que de faire fonctionner son propre univers.

Je dois avouer que ça a été dur. Je viens de passer une année à écrire, gribouiller, rédiger, récupérer des idées à droite et à gauche, créer et revenir en arrière. C’était pour le moins étrange, vous savez. Etrange parce que j’avais l’impression de ne jamais réussir à m’éloigner de cet univers. Quelle que soit l’activité que je faisais, quelque soit le moment que je partageais avec mes amis ou l’endroit où je me trouvais, j’avais l’impression de ne jamais réussir à me débarrasser de cet univers.

C’est étrange, vous savez, de se mettre soudainement à aimer un univers à un tel point qu’il ne vous lâche plus. u tout. J’ai toujours adoré cet univers. J’ai toujours su qu’un jour je serais vieille et j’écrirais toujours dessus. Parce qu’il fait partie de moi. Je n’avais juste jamais réalisé à quel point c’était vrai. A quel point il était en moi et à quel point j’étais totalement incapable de m’en détacher.

Alors, oui. Cette année a été compliquée. Pour moi qui ait eu des idées à la minute, c’était ce qu’il y avait de pire, en fait. Le plus dur ça a été de noter ces idées et de forcer mon cerveau à ne pas les exploiter tout de suite. J’ai détesté chaque fois que j’ai du me donner des claques pour me recentrer. Mais, au fond, ça m’a été bénéfique. J’ai écris mon roman. Totalement. Je l’ai terminé. Totalement terminé.

J’ai posé le point final sur mon volume 1 de l’Institut Chevalier. Vraiment. J’ai réellement posé le point final. Je dois avouer que je ne pensais pas y arriver. Parce que, j’ai toujours tendance à trop me disperser. Vraiment trop. Mais, j’ai réussi. J’en suis super fière.

La prochaine étape c’est de recopier la totalité de ce qui est écrit, et puis je pourrais passer à l’étape suivante. La correction. Le moment où je me rends compte que j’ai écris tout un tas de trucs affreux. que je dois tout reformuler. Que j’ai simplement oublié des bouts, ou mis des trucs qui n’ont rien à faire là. Pour le coup, ça me fait autant peur que la première étape. Mais, il faut bien en passer par là. Non ?

Parfois, je ne comprends pas les gens.

Aujourd’hui, on m’a encore dit que j’étais spéciale. Que j’avais un truc en plus. Qu’on m’admirait. C’est quelque chose que je ne comprends pas. Quelque chose qui refuse de rentrer dans ma petite tête. ça fait quelques mois déjà qu’on me dit ça, et bien plus qu’on le pense si j’ai bien compris.

A priori, tout ça a commencé sur IRC, il y a presque dix ans. A l’époque, je squattais le réseau social et téléchargeais des animés qui ne sortiront certainement jamais en france pour les regarder le soir avant d’aller me coucher, et accessoirement, je bossais mon bac. J’ai commencé à coder des petits scripts marrants pour créer un bar sur IRC. Puis j’ai appris à tenir un petit jeu, le RPG mollusque (bon pas toute seule celui là. Y’avait mon Tichou avec moi), et enfin à bidouiller photoshop. C’était des passions. Des envies. Je m’amusais et je faisais plaisir aux gens aussi. C’était marrant. Des délires les uns après les autres.

Et puis, j’ai arrêté. Pratiquement du jour au lendemain, et je ne suis revenue qu’il y a deux ans. Là, j’ai découvert que les gens se souvenaient encore de mon pseudo. qu’ils me demandaient si j’étais la « vraie » louha. Celle d’avant. ça m’a surprise, mais je m’y suis habituée. Et puis, il y a quelques mois, j’ai eu une amie au téléphone. Une amie rencontrée à cette époque. Elle m’a dit qu’en fait, tout le monde m’admirait. Qu’ils n’avaient jamais compris comment je faisais pour tout mener de front et que j’étais devenue une vraie célébrité, en quelque sorte.

ça m’a fait rire. Vraiment.

Et puis, il y a eu d’autres choses. D’autres personnes qui m’ont dit que j’avais un talent fou pour inventer des trucs, et que c’était encore en dessous de la réalité. Que j’étais réellement douée. Qu’ils m’admiraient. Décidément, c’est la période…

Mais, je ne suis pas une célébrité. Certes, j’écris et je bidouille mais… Je n’ai rien de si spécial. Je connais des gens avec un bien meilleur style et de bien meilleures idées que les miennes. Tout est perfectible. J’ai besoin de beaucoup travailler, encore, pour que ce soit potable. Il y a des erreurs dans mon style. Certes, j’ai beaucoup d’idées mais… Ca ne fait pas tout. Loin de là même.

Je ne suis que moi. Une humaine. Normale. Quand je vais aux WC le matin, ça sent la même chose que dans vos WC à vous. En IRL, j’ai même l’impression d’être une demoiselle tout ce qu’il y a de plus banal et de plus ennuyeux. Je passe ma vie dans d’autres mondes, à rêver et à imaginer que je ne suis pas là, coincée dans ma vie d’équipière à Macdo, à m’isoler des gens parce qu’ils passent leur temps à parler les uns sur les autres, parce qu’ils ont des passions qui sont tellement éloignées des miennes que mon esprit n’arrive pas à les comprendre. Non, vraiment… Je ne suis pas si spéciale que ça. Je ne vois vraiment pas pourquoi les gens vont se mettre à penser ça de moi.

Mais, quand je leur demande d’arrêter, ils se moquent gentiment de moi. Ils refusent. Parce qu’ils me disent que je ne vois pas ce que je suis. Mais, s’il y a quelqu’un qui doit bien savoir, c’est moi, non ?

Equilibre

Cette histoire suit les descendants directs d’Origine et des Dieux Dragons qui vont devoir sauver le monde. Origine, pour éviter la desctruction de son univers va devoir le séparer en sept : sept univers qui, à partir d’un même point de création vont chacun évoluer de différentes manières : certains vont sombrer et libérer les fragments d’âme du Dieu Noir, d’autres vont tenter de rester sur la voie d’Origine, mais les embûches seront nombreuses.

– Extrait du prologue –
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Au Commencement, il n’y avait rien d’autre que cette énorme conscience qu’aujourd’hui encore nous ne comprenons pas. Nous l’appelons ‘le Vide’. Mais, il est très loin d’être cette chose sans substance que nous pensons qu’il est. C’est lui, le créateur réel de toute chose, et il s’ennuyait ferme, seul, sans rien à observer. Alors, il devint une caverne, perdue au milieu de lui-même. Déjà, il n’était plus totalement « le Vide ». Il créa Origine et lui donna pour mission de le distraire.

Cette femme à la beauté sans pareille est la fille du vide, la première créature consciente, et sa mission de distraire le vide lui semblait impossible à réaliser. Elle créa l’univers, les planètes, les plantes, toutes ces choses qui peuplèrent le vide. Mais, elle finit par se lasser de distraire le vide. Le temps s’égrenait pour elle, encore et encore, et elle ne savait plus quoi inventer.

Sans Père aucun, elle créa deux entités possédant de grands pouvoirs, une magie qu’ils tiraient d’elle, sans qu’elle comprenne réellement d’où ces dons provenaient. Ces entités prirent la forme de deux dragons, l’un blanc comme la neige, avec des yeux de saphir, l’autre noir comme la nuit au regard de braise ardente. Ils se mirent à parcourir les mondes pour tenter de comprendre ce qu’il manquait. Ensemble, les trois dieux eurent l’idée des peuples qui allaient faire vivre ces mondes, tous aussi différents qu’ils avaient d’idées. Ainsi, les animaux, les hommes, les entités peuplèrent le monde

Une fois les mondes peuplés, Areck, le dragon noir, et Aoshi, le dragon blanc, se mirent à vivre parmi les êtres qu’ils avaient créés, adoptant pour chaque nouvelle vie la forme des habitants d’une planète, jusqu’à tous deux avoir un coup de cœur pour l’une d’entre elle, où ils s’établirent, régnant chacun sur une contrée, ignorant ou presque les autres pays de cette planète magnifique. C’est ainsi que naquit Kazunio, la contrée d’Aoshi, et Zagardis, celle d’Areck. Là, ils vécurent en paix durant presque une centaine d’années.

Puis, vint la Trahison. Areck perdit l’esprit et envoya ses adeptes combattre ceux de son frère.
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Cookie Candy Boulevard ~ Lyon

La jeune lyonnaise que je suis est en mode ‘découvrons la vie’. (Bon, c’est pas tout à fait tout à fait vrai. C’est plus ‘découvrons cette jolie ville’ ). Après avoir trouvé LE resto de sushi ouvert jusqu’à 1h du matin, LE bar à sushi en mode ‘goinfrons nous : c’est illimité’, je passe aux petites boutiques à droite et à gauche en mode ‘indispensable’.

Aujourd’hui, je vous parlerai du Candy cookie Boulevard. Hamburgers à l’américaine le midis, et ces merveilleux et gouteux petits gâteaux toute la journée. Je suis passée devant pas hasard, en me rendant chez mon nouveau coiffeur (lui aussi, une petite merveille, mais j’en parlerai plus tard ^^)

L’intérieur de la boutique est acidulée, des box confortables vous attendent, et … Et les gâteaux sont à tomber. J’ai testé le cookie au chocolat et un muffin aux pépites de chocolat, et laissez moi vous dire : ils sont aussi bons que ceux que je fais à la maison.

J’ai jamais été une fan des gâteaux qu’on trouve en supermarché, plein de produits chimiques et sans goût. J’ai jamais été fan des muffins macdo ou Starbuck, où on sent plus le goût des conservateurs que des ingrédients. Pour moi, un petit salon de thé/café, mon petit QG dans la ville doit avoir le bon goût des gâteaux faits à la maison. Et, croyez moi : c’est le cas ici. (j’ai faillis en reprendre trois fois avant de me rappeler que j’étais au régime… )

La spécialité du Cookie candy Boulevard, ce sont les cupcakes, ces petits gâteaux au nappage de couleurs vives si connus aux USA. Je ne les ai pas goûtés personnellement, mais mon acolyte du jour en a pris deux et m’a dit clairement que c’étaient les meilleurs de sa vie !

Les prix ? tout à fait abordables. Le gérant ? Super gentil. Les pâtisseries ? Parfaites, et faites maison. Alors, amis de passage à Lyon, ou toi qui y habite, va donc faire un tour là bas ! C’est juste à coté de la grande place de l’hôtel de ville, à quelques minutes à pied du métro ‘Louis Pradel’ !