Comment se mettre une affamée à dos….

Pizza

Il y a deux jours… Resto avec Zabounette. Je me mets à me sentir pas bien du tout, malade, fièvre, frissons. Bref, j’ai la grippe au mois de Mars. (sans compter une belle angine rouge selon le docteur et un début de sinusite.)

48h plus tard, je me réveille d’un pseudo coma du fond de mon lit et… J’ai faim. C’est toujours comme ça quand je suis malade : je dors comme une masse deux jours et quand je me réveille j’ai une dalle monstre. Sauf qu’en sortant de mon lit, je me suis aussi rendue compte que le sol avait tendance à bouger un peu (beaucoup) et que les murs se rapprochaient et s’éloignaient.

Bon, l’option envahir la cuisine de ma résidence pour me faire à bouffer étant légèrement compromise par le fait que je ne tienne pas debout et que j’ai encore une fièvre à assommer un cheval, je me rends donc, depuis mon téléphone, sur mon site préféré. Sans vouloir leur faire de la pub, il s’agit d’un site qui a prit son essor et qui permet de commander dans divers restos sur votre ville. Deux ans que je l’utilise, sans aucuns soucis : toujours livrée en temps et en heure, des bonnes grosses portions comme on les aime.

Sauf ce soir. Ce soir, 20h, je commande donc, dans un nouveau resto, histoire de changer un peu et de découvrir potentiellement de nouvelles saveurs. Une dizaine de minutes plus tard, on m’envoie un message sur ma boite mail ‘vous serez livrée à 21h’.

Bien, très bien même. Pour ne pas me rendormir, je lance un jeu sur mon i-vibro (non, ce n’est pas un truc de pervers ! ) et un film sur mon PC. Plus qu’à attendre que mon portable sonne .

21h10.

Tient, c’est bizarre, le livreur est toujours pas là. Et si j’appelais le resto ? Je tape donc le numéro et je laisse sonner. Une fois. Deux fois. Trois fois. Dix fois. Quinze fois. 40 fois. Au moment où je commence à me demander si on va enfin me répondre, on décroche. Un homme au français plus qu’approximatif me répond. Déjà, il écorche mon nom en le répétant (mais bon, pas français, narmol, je laisse couler.) Quelques minutes d’incompréhension plus tard, on me dit que mon livreur vient de partir et qu’il devrait arriver dans dix minutes.

21h30.

Toujours pas de livreur. Je rappelle, un peu énervée. J’ai froid, j’ai faim, j’ai envie et besoin de me recoucher. Là, on me dit que le retard est normal, que c’est le week end et que c’est toujours comme ça.

louha : heu non mais ça c’est pas mon problème.
Gérant : bah je sais mais…
louha : y’a pas de ‘mais’ qui tienne. Vous m’avez prévu une livraison à 21h, il est 21h30. Elle est où ma pizza ?
Gérant : elle arrive.
louha : combien de temps ?
Gérant : 10 minutes, maximum.

21h45.

Toujours pas de pizza. Cette fois, j’appelle le fameux site sur lequel j’ai commandé pour me plaindre. On m’assure que la pizza va arriver, que le restaurant fait ce qu’il peut, etc etc.
Mouais, bon c’est du baratin. Je coupe court et je demande qu’on me rembourse la commande, parce que c’est trop long. Parce que c’est anormal, parce que… Bref. Je fais ma chiante. Et, ça, vous le saviez déjà.

22h

Le livreur appelle ‘y’a des bouchons j’arrive mademoiselle’.



DES BOUCHONS A LYON A 22H ???? C’est ça, appelle moi conne tant que t’y es.

22h15

IL EST LA ! IL EST ENFIN LA !! Je prends ma pizza, ma boisson et mes wings et je l’incendie sur place. En moins de cinq petites minutes, il me sort 5 histoires différentes sur le retard. Il y a donc eu des bouchons, six commandes à livrer d’un coup, un collègue malade, le four qui ne marche plus bien et le gérant qui échange les commandes.

HEU. Oui, mais comme je l’ai dit au gérant au téléphone un peu plus tôt, en quoi c’est mon problème tout ça ? Ils m’auraient appelée pour me dire qu’ils avaient un soucis technique (ou n’importe quelle autre excuse) et que la commande aurait un retard indéterminé, j’aurais dit ‘OK’ et j’aurais patienté devant mon film. Mais là, personne ne m’a prévenue, et en plus : les wings étaient crâmées et la pizza a peine tiède.

N’importe quoi, ce resto. Lyonnais, oubliez Amigo Pizza, c’est un conseil que je vous donne !