Je suis pas normale.

Ouais, ça, on le sait déjà. Mais, encore plus pas normale que ce que les gens peuvent croire. Enfin, si la normalité signifie quelque chose dans un monde de génétique où tout le monde est différent.

Pour commencer, je suis très maladroite. Si vous voyez des bleus bizarre sur moi, c’est normal : c’est que je me suis prit un meuble (ou autre chose). Si vous me voyez boitiller, déduisez en que je suis tombée dans l’escalier. Si vous me voyez fatiguée et ayant du mal a me concentrer, déduisez en que j’ai fait de l’insomnie cette nuit. Ou que j’ai eu une crise de froid.

Une crise de froid c’est quoi ? C’est quand mon corps se met, pour une raison ou pour une autre, à refuser la chaleur. ça commence toujours par les extrémités : mains, pieds et nez. Ils se glacent et je vois apparaitre sur mes mains des marbrures rouges foncé. Ensuite, le froid se répand partout, et je me mets à trembler. Il faut au moins 3 couettes et plusieurs heures pour me réchauffer. Et après, comme par hasard, j’ai de la fièvre à tous les coups. (ben ouais, après le froid, le chaud… normal ?)

Bref.

Ce genre de crise m’arrive de plus en plus souvent depuis que je suis dans l’est de la France. Peut être en raison du climat plus frais ? Les raisons, je pourrais passer ma vie à les chercher, ça ne changerai rien au fait que ça se produit. Et désormais, même en été, alors que j’avais toujours été tranquille en cette période.

Je suis pas normale et ça m’exaspère : je garde le sourire, j’essaie désespérément de me montrer sous mes bons cotés mais, si vous saviez comme c’est dur. Si vous saviez combien je prend sur moi pour pas me plaindre de mes articulations douloureuses, de mon dos qui craque, de mes jambes lourdes, de mes migraines etc. Et j’entends autours de moi des filles qui se plaignent toute la journée parce que leur patron est pas gentil, parce qu’elles se sont cassé un ongle, parce qu’elles ont raté leur maquillage et on été obligées de tout refaire DEUX fois ! (quelle malheur !)

Purée, des fois qu’est ce que j’aimerai échanger mon corps avec le leur pour 24 heures. Je suis même pas sure qu’elles seraient capable de tenir une heure.

Comme quoi, tout est question de point de vue : leurs petits malheurs leur paraissent la fin du monde. Pour moi, ce ne sont que des chichis par rapport à des choses bien plus grandes qu’elles.

Mais bon, je suis quand même pas normale.

Et ça, ça me fait chier


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  1. Hello,

    Qu’est que la normalité?

    Une ligne directrice qui contient toutes les normes de vie que la société actuelle nous impose?
    Un moule de ce que certains considèrent comme l’idéal à atteindre?
    Ou pour parler technique un « skin » qui permet de se sentir « virtuellement » à l’aise en société en se fondant dans la masse?

    Chaque personne se définit par ses qualités, ses défauts, ses traits de caractère, ses envies, ses dégoûts, ses espoirs, en résumé : sa personnalité.

    Il devient alors bien difficile de vraiment vouloir s’identifier à quelqu’un d’autre, même si l’on souhaiterait parfois pouvoir changer quelques facettes de notre existence afin de peaufiner le tableau.

    La normalité passe inaperçue et reste sans saveur alors que l’anormal attire l’attention et éveille l’intérêt.

    N’est-ce pas là une façon plus sympathique de considérer « l’anormalité »? 😉

    Les gens t’aiment ou t’apprécient pour ce que tu es, pas pour ce que tu voudrais être. 🙂

    @+

  2. Jérôme says:

    Alors décortiquons légèrement ce post ô combien alarmiste !

    Tout d’abord la normalité étant un code social dans lequel tu es largement integré car sans cela très chère cela signifierai que tu es une exclue de la société ce qui je pense n’est pas le cas 🙂

    Secundo tu peux aussi voir tes problèmes comme étant une des choses qui a façonné ta personnalité ô combien charmante mais surtout ô combien intéressante , en effet imagine une louha qui râle pas , manquerai quelque chose 🙂

    Bref comme le concluait si bien eric , on t’aime comme t’es 🙂

  3. mon cher jéjé, je t’adore et tu le sais. Cependant, ce n’est pas en me faisant de la lèche que tu obtiendras une remise de peine sur le nombre d’années où je dois t’embêter.
    Néanmoins, comme je suis une faible femme (lol) je te ferais un bon repas quand tu reviendras sur nancy. Et promis, cette fois tu ne seras pas de corvée de pluche !