On ne nait pas écrivain, on le devient

En France, on a cette étrange idée folle, cette légende urbaine qu’on ne devient pas écrivain. Qu’il faut absolument naître comme tel, sinon on ne le sera jamais. Qu’on ne peut pas apprendre à écrire. C’est très français. Très chauvin, même.

Toute mon enfance, pendant que j’écrivais dans ma « cave », que j’avais tout un tas d’idées folles, irréalisables et totalement en vrac, j’étais persuadée que j’allais réussir à écrire « comme ça ». Que c’était en moi, quelque part et qu’il ne me fallait que le trouver pour que ça fonctionne.

Sauf que, non, ça ne fonctionne pas comme ça. Pas du tout.

Sur Internet, j’ai pu découvrir tout un tas de choses. Des conseils, bons comme mauvais, pour commencer. Combien y a-t-il de « top 10 des choses à faire pour être écrivain« , et autres « les erreurs à éviter pour être un bon écrivain« . Pendant un temps, j’en lisais tous les jours. Vraiment. Je me suis nourrie de tout ça, comme si c’était réellement la chose à faire. Au final, plus j’en lisais, plus je me rendais compte que c’était un énorme ramassis de conneries.

C’est là que j’ai commencé à réfléchir réellement sur ce que ça signifiait pour moi, d’écrire. Je n’ai jamais eu la prétention de dire que je serais un jour super connue, que ms bouquins seront des best sellers, j’en passe et des meilleures. Non. Certains de mes amis essayent de me le faire croire, et parfois c’est juste agréable de se bercer de cette illusion là, de se dire qu’un jour je vais pouvoir quitter Macdo et ses clients relou pour finalement faire le seul truc qui m’ait jamais fait vibrer.

Il n’y a pas d’âge pour avoir un rêve. Il n’y a pas d’âge pour tenter de le réaliser. Mais, pour réaliser ce rêve, il faut se prendre en main. Se bouger le cul. Pas simplement le regarder et loin et lui faire coucou.

Alors, non. On ne nait pas écrivain. Comme on ne nait pas astronaute, on ne nait pas politicien. Cela s’apprend. Vraiment. Cela se travaille. Pour être un bon écrivain, déjà, la première des choses c’est d’écrire. D’écrire réellement. Il faut travailler sur des petits thèmes imposés, il faut écrire, écrire et écrire encore. Il faut travailler ses idées, aussi.

Déjà, en fait, il faut avoir des idées. Ecrire juste pour écrire, ce n’est pas viable, m^me en parlant de publication internet. Non, il faut réellement avoir des idées, des trucs qui vous prennent aux tripes et qui ont ce besoin de sortir. Si vous n’avez pas ça, vous ne pourrez pas être écrivain. Parce que, sans idées, vous allez poser quoi sur le papier ? Vos tribulations profondes ? Désolée, mais les journaux intimes, ça marche pas.

Une fois que vous avez votre idée, il faut la travailler. Il faut en tester un bout, puis un autre, la prendre à bras le corps, la chouchouter et la faire grandir. Personnellement, j’ai besoin de pas mal de recul sur le monde, les personnages, j’en passe et des meilleures, avant de pouvoir réellement me lancer. Pour certains ouvrages comme la guerre de l’équilibre, il me faut plusieurs années de recul. J’en ai terminé le volume un, mais il va avoir besoin d’énormément de corrections avant d’être réellement viable. Pour d’autres comme mon Institut Chevalier, les mots coulent tous seuls. Je n’ai même pas mis un an à écrire le premier roman.

Bref.

Pour devenir écrivain, nous sommes d’accord : il faut écrire. Un style n’est pas inné. Celui qui vous dira ça est un menteur. Il m’a fallut huit chapitres de l’Institut pour trouver le mien, pour trouver le petit ton qui va bien et qui entraine les quelques lecteurs qui ont eu la chance de l’avoir en avant première dans l’histoire et leur permet d’y rester, tout en attendant la suite avec impatience (promis, elle arrive… dès que mon PC arrêtera de faire des siennes)

Mais, et c’est ce qu’il y a de plus étrange pour la plupart des gens avec qui j’en discute, pour devenir écrivain, il faut aussi lire. La lecture des autres est un point important, et il ne faut pas lire que dans un seul style. Il faut lire de tout. (bon, OK vous pouvez passer au dessus de la biographie de Sarko ou de la meilleure façon de cuire les patates, ça, ça ne vous sera pas vraiment utile. ) Un roman ne peut pas, à mon sens, se fixer dans un seul style.

Prennons l’Institut, qui est celui qui est le plus proche d’être envoyé au casse pipe à l’édition. Je le classe dans de l’Urban Fantasy naturellement, mais quand on regarde plus en détail, il y a de la romance (le couple Lucy/Seban, Alyona et ses amourettes, Mina qui découvre l’amour avec un professeur…), de la science fiction (Isabella & Tesla qui créent une technologie plus que futuriste pour l’Institut), du Policier (les Chasseurs et leurs enquêtes), du Space Opéra, certes à l’échelle d’une seule planète mais… (les intrigues complexes entre les deux cours de Feys, le coup d’êtat en France suite à certains évènements, la traque aux « sorcières »), du fantastique (créatures magiques, plusieurs mondes parallèles qui se mèlent et se défont), de l’horreur (on parle quand même là de démons, viols et scènes de meurtres/torture régulière dans l’oeuvre)… Et, ceci n’est que ce qui me vient là en tête.

Pour maitriser et mêler tous ces genres, il a bien fallut quelque part que je me documente. Or, pour se documenter, il faut lire. Lire et lire encore. Aller sur Internet et taper « space opéra » pour avoir une définition ne suffit pas. De même, pour créer une intrigue complète et cohérente, il faut savoir ce qu’est une intrigue complète et cohérente. Il faut donc avoir lu. Beaucoup.

De mon côté, je pense que mes étagères bien remplies, ma carte de bibliothèque et mon rêve d’avoir un jour la fameuse bibliothèque de Belle dans la Belle et la Bête sont la preuve que je lis. Beaucoup. J’écris aussi. Beaucoup. Je suis donc une écrivain. Certes, non publiée dans le sens traditionnel du terme, mais j’en suis une. Et puis, publier sur le net, ça permet aussi et surtout d’être vachement plus proche de ses lecteurs et de pouvoir échanger avec eux à chaque chapitre. Sans compter que j’adore faire ma sadique et cruelle et leur donner les chapitres au compte goutte…

Quand tout va bien. Ou presque.

ça commence à faire un petit bout de temps que je n’ai pas posté d’article ‘perso’ là dessus. Peut être parce que j’avais pris l’habitude de me plaindre, et qu’en ce moment : tout va bien.

J’ai donc obtenu mon BTS en juin, et après quelques péripéties, je me suis retrouvée au chomage. Au lieu de me mettre à désespérer, j’ai utiliser ce temps libre pour faire quelque chose qui me plait depuis toujours : écrire.

Vous avez donc pu voir la naissance de Larmes d’encre. au départ, cette redirection menait ici, mais je l’avais achetée en juin dans le but d’en faire mon site de nouvelles. Cet été, j’avais travaillé sur une fiction dans l’univers d’X-Men pour un concours : je n’ai pas gagné le concours mais j’ai obtenu une vitrine. X-Men me permet de publier sur internet quelque chose qui ne rentre pas dans mes univers.

Je m’étais fait voler une idée (et des chapitres entiers) il y a quelques années, j’avais peur que ça recommence, du coup il m’était compliqué de publier l’une de mes fictions originales. Désormais, j’ai donc X-Men, qui sera publié à raison d’un chapitre minimum par mois : le 20. En ce moment je suis relativement productive donc c’est tous les 15 jours.

Je me suis aussi inscrite sur plusieurs communautés d’auteurs, et franchement c’est l’extase pour moi. J’avais toujours eu cette impression d’être à part avec ma passion pour l’écriture. Maintenant, je suis entourée de tous un tas de gens qui comprennent ce virus dont je suis atteinte depuis ma plus tendre enfance.

Ces communautés me permettent aussi d’avancer pas mal, de travailler et retravailler mes points faibles et d’améliorer encore plus mes points forts. ça, c’est la catégorie ‘ 500 mots’ sur le site.

Il y a aussi la catégorie ‘nouvelle’ qui comprend tous mes textes plus longs.

Voilà. Tout ça c’était pour le site.

Dans ma vie perso, je suis sur le point potentiel de commencer une formation RH. Jeudi j’ai un entretien pour l’entreprise qui devra me prendre en alternance. sur ce point, c’est wait and see, croisons les doigts. J’en reparlerai dès que j’ai la réponse définitive du monsieur.

Maintenant, je vais développer un point qui m’attire, me fascine et me terrifie en même temps. Bragelonne vient de réouvrir les envois de manuscrits. Pour vous, ça ne veut peut être rien dire. Pour moi, ça correspond à l’achèvement d’une promesse que je m’étais faite il y a très, très longtemps.

A l’époque, j’avais 14 ans, je venais de commencer à réfléchir sur ‘Le cycle de l’Origine’. Je me suis promis que, si je devais le publier un jour, ça serait chez bragelonne. Depuis, j’ai pas mal grandis, j’ai 24 ans : cela fait 10 ans que je travaille sur les trames des différents volumes, j’avais même rédigé les premiers chapitres de l’équivalent du volume 3. Il y a un mois et demi, j’ai commencé la rédaction du premier. Je me sentais enfin ‘prête’, suffisamment mature pour la sortir, pour accoucher de l’histoire, pour distiller les informations qui vont me permettre d’avancer sur les autres.

Et, c’est à ce moment que tombe l’annonce que j’attendais et redoutais à la fois. C’est comme ci ce rêve devenait tangible, que je pouvais le toucher du doigt. Pourtant, la peur reste : et si ça n’était pas assez bon ? Et si mon style ne plaisait pas ? Et si je n’étais pas capable d’aller jusqu’au bout de mon histoire ?Et si…

Avec des Si, je sais parfaitement que je ne vais pas avancer bien loin. J’ai tellement envie, c’est comme un besoin irrépressible d’être publiée. Pas pour la renommée, pas pour l’argent, pas pour être connue, mais pour partager cette histoire qui me hante depuis dix ans maintenant.

Mais, comme le disait ma prof de marketing : je manque cruellement de confiance en moi, je passe mon temps à douter et à me poser des questions. C’est à la fois une force, car je pose les bonnes questions, et une faiblesse car tant que je n’ai pas de réponses, ça tourne encore et encore dans ma tête. Je sais que, tout au long de ma rédaction d’Equilibre, ça va me titiller, me faire douter, me faire reculer. Je vais trouver mon travail nul, inutile, pas assez bon.

Et quand viendra le moment d’envoyer, enfin le manuscrit, j’ai peur de ne pas avoir le courage. J’ai peur d’essuyer un refus et de voir mon rêve voler en éclats, et que ces éclats me coupent et me détruisent à petit feu.

Je pense que je vais avoir besoin de mes amis pour traverser ça, je sais que je vais être chiante, je sais que je vais beaucoup leur demander. Mais, s’ils ne m’aident pas à vaincre ces doutes, je sais aussi que mon rêve restera incessible.

En fait, je suis lâche.

nb : je n’avais pas prévu la tournure qu’a prit cet article, franchement ça m’a fait du bien de mettre des mots sur ce malaise d’auteure qui a toujours été dans mon ombre. Là j’en ai les larmes aux yeux, mais le coeur et les épaules plus légers.

30 juin, 30 septembre

3 mois tout pile que je tiens ce blogosite. 3 mois que j’y met une petite partie de ma vie. Là, la seule chose à laquelle j’arrive a penser c’est ‘whooo’. J’avoue : je ne pensais pas que ça marcherai vraiment. Et, force m’est de constater que les visites uniques sont là pour prouver que ça marche.

69 articles
118 commentaires approuvés (et 90 de spam)
2552 visites au total
27 visites par jour en moyenne (avec un maximum de 136 visites hier, pour mon jour le plus ‘gros’)

Je tenais donc à dire simplement ceci : Merci à toi, lecteur, de venir me rendre visite. Merci d’avoir éclairé ma journée, qui avait commencé dans les pleurs et la tristesse. Merci lecteur.


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(semi)maintenance

j’ai découvert qu’on pouvait rajouter des mots clé dans les articles, j’en ai donc mis une paire. Bon, un peu plus.

OK, tous les mots qui me venaient à l’esprit.

M’en fiche, le site est sur la 1ere page quand on tape ‘louha’ dans google.
na.

Sinon, ce soir le site passera en wordpress 3.0, il sera donc indisponible une vingtaine de minutes. Et, je suis en train de peaufiner (Fl0w3D ben c’est le meilleur, il a un dico sur son chan irc !) un article sur un Elfe, un beau personnage emplis de remords pour des choses qu’il ne maîtrise pas. Je sais pas encore s’il va mourir ou pas à la fin, promis-juré j’essaie que non, mais c’est dur 😡

Edit : 12h17 : mise à jour faite. Ouais, je me fais chier en cours. J’assume.


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Il était une fois…

Il était une fois, dans un petit village des Vosges, une enfant née un soir de tempête. Elle en hérita le caractère fougueux et impétueux. Elle a traversé les années en y faisant des bêtises, en se détachant de toute relation, car les déménagements l’avaient braquée contre les relations humaines. Jusqu’à ce que son père la ramène dans l’Est. J’avais vécu une première expérience réelle de l’amitié a cognac, mais je n’étais pas assez mure pour l’enrichir suffisamment.

Me voilà donc en lorraine, perdue dans un lycée privée immense et bien trop pompeux a mon goût : partout où se portait mon regard des ‘fils et filles de’ étalaient leur richesse, enfin celle de leurs parents, au travers de marques, de ‘style’ (prononcer staïle). Alors, moi avec mon ‘je-m’en-foutisme’ et mon style classic et discret, j’ai bien vu que je ne m’intègrerai pas trop. Jusqu’à ce que deux filles de ma classe me présentent à une 3°. Appelons là mademoiselle A. Mademoiselle A avait un groupe d’amis parmi lequel j’ai rencontré une certaine mademoiselle M. Entre mademoiselle M et moi, ça a tout de suite été l’amitié pour la vie : les deux meilleures amies du monde, inséparables etc. Cette amitié a duré 6 ans. Il y a un an et demi, mademoiselle M a dit des trucs sur mon grounain qui ne m’ont pas plus. Alors, je m’en suis éloignée. Au même moment, à peu de choses près, j’apprenais que j’avais une maladie génétique incurable, et dont les soins sont pires que le mal. Au même moment, mes parents se chamaillaient tout le temps, la tension était palpable, et ma mère avait prononcé sous le coup d’une colère le mot ‘divorce’. Au même moment je reprenais contact avec la famille de mon géniteur. Et, j’avais besoin de mon amie à qui parler, j’avais besoin de m’épancher. Alors, j’ai essayé de lui parler. Mais, mademoiselle M avait ses propres soucis, ses propres recherches sur elle-même et elle n’a pas su m’écouter, elle n’a pas su voir a quel point j’avais besoin de m’épancher.

Alors, je me suis braquée, je suis redevenue la moi renfermée. J’ai caché ma déprime sous des histoires stupides. Je devais en avoir a peu près une par personne, j’ai passé plus d’un an sous ces faux semblants. Et, mademoiselle M et moi avons finit par en arriver a la dispute qui ne se pardonne pas. J’ai dénigré tout ce qui était important pour elle, et je l’ai tourné en ridicule. J’ai refusé de m’excuser, j’ai craché au visage de celle qui était plus proche de moi que ma sœur.

Au départ, j’ai fait de l’anorexie, que j’ai caché a mes proches par des vêtements amples et des pantalons larges. Sauf que mon doc l’a vu, et m’a fait faire des analyses tous les mois pour vérifier ma santé. Un jour, j’ai reçu un appel de lui en lui disant que, soit j’arrêtais mes conneries, soit dans 6 mois j’étais a l’hôpital avec des perfs dans le bras. J’ai donc réapris a manger, petit a petit, et j’ai trouvé un boulot dans une entreprise de finance. Là, a cause de l’ambiance, je suis retombée dans mes travers, mais dans l’autre sens cette fois : j’ai fait de la boulimie. J’ai prit plus de 20 kilos en quelques semaines. Et, j’ai encore une fois refusé de voir que j’étais malade. Il m’a fallut 6 mois pour accepter que j’avais un problème. C’est la visite de mon amie B qui a commencé à m’ouvrir les yeux. Sa remarque ‘bordel mais qu’est ce que tu as grossis’ me résonne encore dans les oreilles.

C’est en décembre que j’ai enfin ouvert les yeux sur ma situation. J’ai alors commencé bêtement un régime, qui n’a rien réglé, au contraire. En consultant mon doc, il m’a dit de commencer par me rééduquer, nouriturement parlant. Ce que j’ai fait ces derniers mois. J’ai travaillé sur moi, je me suis rouverte un peu, je me suis assagie, j’ai mûris, j’ai corrigé ma mauvaise humeur constante. Aujourd’hui, je suis plus calme, je suis moins chiante, j’ai tout simplement découvert le bonheur. Le bonheur d’avoir un grounain chéri qui m’aime, que j’aime et une vie sereine.

Ha, et j’ai aussi rencontré Madame D, la demoiselle qui poste des commentaires deci delà, qui m’a rassurée sur ma maladie. Au final, ce n’est que mettre un nom sur des choses qui sont normales pour moi. Au final, ce n’est qu’un nom sur des crises fréquentes qui me pourrissent la vie depuis toujours, et que j’ai caché a tout le monde, y comprit ma famille la plus proche.

Cependant, aujourd’hui il est trop tard pour retrouver mon amie, il est trop tard pour rattraper mes erreurs. Elle me manque. Mais, je vis avec : ce sont les aléas de la vie. Et puis, certaines choses ne me manquent pas. Ce qui me manque, c’est l’amitié proche.

ça fait plusieurs semaines que je travaille sur ça, sorte de thérapie pour moi, sorte de besoin de m’épancher pour guérir de moi même. En terminer avec tout ça. En terminer avec mes soucis, surtout ceux avec la bouffe. Car, ils sont loin d’être finis. Car je fais encore des rechutes. Car je me dégoute dans ces moments là. Je suis sale, sale par la bouffe.


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