Equilibre

Cette histoire suit les descendants directs d’Origine et des Dieux Dragons qui vont devoir sauver le monde. Origine, pour éviter la desctruction de son univers va devoir le séparer en sept : sept univers qui, à partir d’un même point de création vont chacun évoluer de différentes manières : certains vont sombrer et libérer les fragments d’âme du Dieu Noir, d’autres vont tenter de rester sur la voie d’Origine, mais les embûches seront nombreuses.

– Extrait du prologue –
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Au Commencement, il n’y avait rien d’autre que cette énorme conscience qu’aujourd’hui encore nous ne comprenons pas. Nous l’appelons ‘le Vide’. Mais, il est très loin d’être cette chose sans substance que nous pensons qu’il est. C’est lui, le créateur réel de toute chose, et il s’ennuyait ferme, seul, sans rien à observer. Alors, il devint une caverne, perdue au milieu de lui-même. Déjà, il n’était plus totalement « le Vide ». Il créa Origine et lui donna pour mission de le distraire.

Cette femme à la beauté sans pareille est la fille du vide, la première créature consciente, et sa mission de distraire le vide lui semblait impossible à réaliser. Elle créa l’univers, les planètes, les plantes, toutes ces choses qui peuplèrent le vide. Mais, elle finit par se lasser de distraire le vide. Le temps s’égrenait pour elle, encore et encore, et elle ne savait plus quoi inventer.

Sans Père aucun, elle créa deux entités possédant de grands pouvoirs, une magie qu’ils tiraient d’elle, sans qu’elle comprenne réellement d’où ces dons provenaient. Ces entités prirent la forme de deux dragons, l’un blanc comme la neige, avec des yeux de saphir, l’autre noir comme la nuit au regard de braise ardente. Ils se mirent à parcourir les mondes pour tenter de comprendre ce qu’il manquait. Ensemble, les trois dieux eurent l’idée des peuples qui allaient faire vivre ces mondes, tous aussi différents qu’ils avaient d’idées. Ainsi, les animaux, les hommes, les entités peuplèrent le monde

Une fois les mondes peuplés, Areck, le dragon noir, et Aoshi, le dragon blanc, se mirent à vivre parmi les êtres qu’ils avaient créés, adoptant pour chaque nouvelle vie la forme des habitants d’une planète, jusqu’à tous deux avoir un coup de cœur pour l’une d’entre elle, où ils s’établirent, régnant chacun sur une contrée, ignorant ou presque les autres pays de cette planète magnifique. C’est ainsi que naquit Kazunio, la contrée d’Aoshi, et Zagardis, celle d’Areck. Là, ils vécurent en paix durant presque une centaine d’années.

Puis, vint la Trahison. Areck perdit l’esprit et envoya ses adeptes combattre ceux de son frère.
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Quand tout va bien. Ou presque.

ça commence à faire un petit bout de temps que je n’ai pas posté d’article ‘perso’ là dessus. Peut être parce que j’avais pris l’habitude de me plaindre, et qu’en ce moment : tout va bien.

J’ai donc obtenu mon BTS en juin, et après quelques péripéties, je me suis retrouvée au chomage. Au lieu de me mettre à désespérer, j’ai utiliser ce temps libre pour faire quelque chose qui me plait depuis toujours : écrire.

Vous avez donc pu voir la naissance de Larmes d’encre. au départ, cette redirection menait ici, mais je l’avais achetée en juin dans le but d’en faire mon site de nouvelles. Cet été, j’avais travaillé sur une fiction dans l’univers d’X-Men pour un concours : je n’ai pas gagné le concours mais j’ai obtenu une vitrine. X-Men me permet de publier sur internet quelque chose qui ne rentre pas dans mes univers.

Je m’étais fait voler une idée (et des chapitres entiers) il y a quelques années, j’avais peur que ça recommence, du coup il m’était compliqué de publier l’une de mes fictions originales. Désormais, j’ai donc X-Men, qui sera publié à raison d’un chapitre minimum par mois : le 20. En ce moment je suis relativement productive donc c’est tous les 15 jours.

Je me suis aussi inscrite sur plusieurs communautés d’auteurs, et franchement c’est l’extase pour moi. J’avais toujours eu cette impression d’être à part avec ma passion pour l’écriture. Maintenant, je suis entourée de tous un tas de gens qui comprennent ce virus dont je suis atteinte depuis ma plus tendre enfance.

Ces communautés me permettent aussi d’avancer pas mal, de travailler et retravailler mes points faibles et d’améliorer encore plus mes points forts. ça, c’est la catégorie ‘ 500 mots’ sur le site.

Il y a aussi la catégorie ‘nouvelle’ qui comprend tous mes textes plus longs.

Voilà. Tout ça c’était pour le site.

Dans ma vie perso, je suis sur le point potentiel de commencer une formation RH. Jeudi j’ai un entretien pour l’entreprise qui devra me prendre en alternance. sur ce point, c’est wait and see, croisons les doigts. J’en reparlerai dès que j’ai la réponse définitive du monsieur.

Maintenant, je vais développer un point qui m’attire, me fascine et me terrifie en même temps. Bragelonne vient de réouvrir les envois de manuscrits. Pour vous, ça ne veut peut être rien dire. Pour moi, ça correspond à l’achèvement d’une promesse que je m’étais faite il y a très, très longtemps.

A l’époque, j’avais 14 ans, je venais de commencer à réfléchir sur ‘Le cycle de l’Origine’. Je me suis promis que, si je devais le publier un jour, ça serait chez bragelonne. Depuis, j’ai pas mal grandis, j’ai 24 ans : cela fait 10 ans que je travaille sur les trames des différents volumes, j’avais même rédigé les premiers chapitres de l’équivalent du volume 3. Il y a un mois et demi, j’ai commencé la rédaction du premier. Je me sentais enfin ‘prête’, suffisamment mature pour la sortir, pour accoucher de l’histoire, pour distiller les informations qui vont me permettre d’avancer sur les autres.

Et, c’est à ce moment que tombe l’annonce que j’attendais et redoutais à la fois. C’est comme ci ce rêve devenait tangible, que je pouvais le toucher du doigt. Pourtant, la peur reste : et si ça n’était pas assez bon ? Et si mon style ne plaisait pas ? Et si je n’étais pas capable d’aller jusqu’au bout de mon histoire ?Et si…

Avec des Si, je sais parfaitement que je ne vais pas avancer bien loin. J’ai tellement envie, c’est comme un besoin irrépressible d’être publiée. Pas pour la renommée, pas pour l’argent, pas pour être connue, mais pour partager cette histoire qui me hante depuis dix ans maintenant.

Mais, comme le disait ma prof de marketing : je manque cruellement de confiance en moi, je passe mon temps à douter et à me poser des questions. C’est à la fois une force, car je pose les bonnes questions, et une faiblesse car tant que je n’ai pas de réponses, ça tourne encore et encore dans ma tête. Je sais que, tout au long de ma rédaction d’Equilibre, ça va me titiller, me faire douter, me faire reculer. Je vais trouver mon travail nul, inutile, pas assez bon.

Et quand viendra le moment d’envoyer, enfin le manuscrit, j’ai peur de ne pas avoir le courage. J’ai peur d’essuyer un refus et de voir mon rêve voler en éclats, et que ces éclats me coupent et me détruisent à petit feu.

Je pense que je vais avoir besoin de mes amis pour traverser ça, je sais que je vais être chiante, je sais que je vais beaucoup leur demander. Mais, s’ils ne m’aident pas à vaincre ces doutes, je sais aussi que mon rêve restera incessible.

En fait, je suis lâche.

nb : je n’avais pas prévu la tournure qu’a prit cet article, franchement ça m’a fait du bien de mettre des mots sur ce malaise d’auteure qui a toujours été dans mon ombre. Là j’en ai les larmes aux yeux, mais le coeur et les épaules plus légers.